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Grenoble sème la pub jusque sur les trottoirs !

11.03.2020

Communiqué des associations Paysages de France

et Sites & Monuments (SPPEF)

Contact : 06 82 76 55 84

Grenoble sème la pub jusque sur les trottoirs !

Le président de Paysages de France demande à Éric Piolle et au président de la métropole grenobloise de s'engager sur deux points cruciaux d'ici le 18 mars au plus tard

(lettres ouvertes jointes)

D'ores et déjà, le Réseau Action Climat, qui sur son site avait cité en exemple Grenoble, a retiré le nom de cette ville.

Le 7 février, la métropole de Grenoble a adopté son règlement local de publicité intercommunal (RLPi) et c'est l'argent sale de la publicité qui a gagné !

Jusqu'au bout, Paysages de France aura multiplié les messages d'alerte et les rencontres avec les principaux acteurs du projet.

Jusqu'à la dernière minute, Paysages de France aura tout fait pour tenter d'empêcher la catastrophe :

- une ville "écologique" qui vend ses voies publiques au numéro 1 mondial de la publicité sur le domaine public ;
- une ville "écologique" qui n'hésite pas à se servir de l'argent "sale" de la publicité ;
- une "ville écologique" qui va jusqu'à accueillir sur ses trottoirs des publicités numériques, ce qui, pour une ville qui se veut "exemplaire" constitue une faute symbolique et politique majeure.

160 personnalités, dont 67 députés de l'opposition et de la majorité, 70 chercheurs et 25 représentants associatifs viennent de lancer (1er mars 2020) un appel contre les écrans publicitaires numériques, ces derniers « apparaiss[ant] comme une incohérence dans une société toujours plus marquée par l’urgence écologique ».

L'appel du président de Paysages de France est donc plus que jamais d'actualité.

Il est temps qu'Éric Piolle, maire de Grenoble, et Christophe Ferrari, président de la métropole, apportent une réponse claire à cette demande d'engagement.

"Grenoble" ville vraiment écologique ?

À défaut, ce seront toutes les conséquences d'une telle incohérence qu'il lui faudrait assumer.

En effet, faute de réponse d'ici le 18 mars 2020 dernière limite (soit 3 jours avant le 2e tour des élections municipales), les associations – qui auront donc tout fait pour aider Grenoble et sa métropole à sortir d'une situation politiquement et symboliquement intenable et seront allées jusqu'à l'extrême limite des concessions possibles – n'auraient alors d'autre choix que de tirer toutes les conséquences d'une telle obstination.

Espérons que ce tel ne sera pas le cas.

En savoir plus : 

Courrier à C. Ferrari, président de Grenoble-Alpes-Métropole

Courrier à E. Piolle, maire de Grenoble