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Pot de terre contre pot de fer

Site personnel de Christine R., habitante de Levallois-Perret et adhérente de Paysages de France, victime de l’afficheur Défi-France

Télécopie à Stéphane Dottelonde, président de l’union de la publicité extérieure (UPE), suite à sa venue au siège de Paysages de France
mercredi 18 décembre 2002

TÉLÉCOPIE
Grenoble, le 18 décembre 2002
À Monsieur Stéphane DOTTELONDE

Monsieur le président,

Vous avez pu rencontrer, conformément à votre souhait, des représentants de Paysages de France, et en l’occurrence deux de ses administrateurs et son président, le 13 décembre 2002.

Nous vous savons gré d’avoir accepté que cette réunion ait pu se tenir à Grenoble ainsi que nous l’avions demandé.

Certes, nous pensons qu’une telle rencontre n’a pas été inutile et que certaines informations intéressantes ont pu être échangées.

Cependant, il faut bien reconnaître, ainsi que nous vous en avons fait part unanimement, que nous sommes globalement extrêmement déçus et ce pour plusieurs raisons.

Vous avez ouvert la réunion sur "l’affaire Défi " pour nous informer que l’UPE n’était pas, déontologiquement, sur la même ligne que le président de cette société et que les procédés employés par cette dernière, ou plus exactement par son actuel président, n’avaient aucunement l’aval des grandes sociétés que vous regroupez au sein de votre organisme et, notamment, pas celui de monsieur Claude Machurot.

Nous avons pris acte de ce qui nous paraissait en effet aller de soi compte tenu des éléments que vous connaissez. Cependant, comme nous vous l’avons dit, nous estimons que cette condamnation des agissements de la société Défi ne peut avoir de réelle crédibilité et de portée si elle reste confidentielle. Le silence équivaudrait à cautionner de fait ces mêmes agissements. Compte tenu des circonstances et de la brutalité de l’attaque - conduite, il convient de le rappeler, par une société dont l’actionnaire majoritaire est l’un des piliers de l’UPE -, nous vous confirmons notre demande expresse que cette condamnation fasse l’objet d’une mise au point immédiate de la part de l’ensemble des grandes sociétés qui composent votre organisme. Notre association comme l’ensemble de ceux qui, chaque jour plus nombreux, nous soutiennent, ne pourraient comprendre qu’il en fût autrement.

L’affaire Défi dont vous avez souhaité que nous parlions nous a conduit très naturellement à évoquer le problème des infractions et du respect des réglementations en vigueur par la profession.

Vous avez insisté sur le fait qu’en la matière, l’objectif des sociétés regroupées au sein de l’UPE rejoignait les préoccupations de l’association. Force est de constater cependant que, plus de vingt ans après la mise en place de la loi de 1979, nous sommes toujours très loin du compte.

Les multiples difficultés dont vous avez fait état et auxquelles se heurteraient les directions des sociétés membres de l’UPE pour obtenir le respect des réglementations de la part de leurs représentants locaux confirment s’il en était besoin que vous êtes parfaitement au courant de la situation qui prévaut. Il va de soi que notre association ne peut se satisfaire de cette dernière.

Nous constatons en effet que vous avez finalement laissé entendre que l’UPE n’avait pas le pouvoir d’obtenir de ses membres ce qui s’impose à tous.

Un tel aveu d’impuissance revient à dire que la multiplicité des infractions - avec toutes les conséquences catastrophiques que cela peut avoir sur le paysage et le cadre de vie - est inhérente à la publicité extérieure.

La seule proposition qui nous ait été faite au cours de cette réunion a donc été l’organisation de deux ou trois opérations expérimentales conduites à partir des relevés d’infraction effectués ponctuellement par... l’association.

Cette proposition, que nous ne voulons rejeter catégoriquement mais dont je vous ai exposé le caractère ambigu, ne répond en aucun cas à l’attente minimale de l’association. La moindre des exigences, pour une association de protection de l’environnement, est que les réglementations destinées à protéger ce dernier soient respectées. Si proposition il devait y avoir, il conviendrait bien sûr qu’elle concerne des projets allant au-delà du simple respect de la loi qui est, je le répète, le minimum que nous soyons en droit d’attendre.

En conséquence, nous vous demandons de faire en sorte que la tolérance zéro soit désormais le mot d’ordre au sein de l’UPE et de nous faire savoir le plus rapidement possible quelles mesures concrètes seront prises pour mettre fin à la situation actuelle.

D’autre part, nous souhaitons qu’une concertation soit engagée sur les mesures qui pourraient être prises - y compris par une modernisation des outils réglementaires - en vue de réduire les effets négatifs (vous avez très justement parlé "des panneaux les plus polluants", ce qui suppose que tous le sont à un degré quelconque) sur l’environnement et le paysage.

Dans l’attente de votre réponse,

Je vous prie d’agréer, Monsieur le président, l’expression de ma parfaite considération.

Pierre-Jean Delahousse
Président