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n° 032 : Qui veut le sabotage du "Grenelle du Paysage" ?
lundi 28 septembre 2009

Editorial

La trahison du sénateur Dupont

Le sénateur Ambroise Dupont avait été chargé par Nathalie Kosciusko-Morizet de rédiger un rapport sur la question de l’affichage en vue du "Grenelle 2 ". Pour la ministre, qui avait eu le courage de rendre publiquement hommage à Paysages de France, il n’y avait aucun doute : "l’effet dévastateur sur le paysage de la prolifération des panneaux publicitaires "(communiqué du 11 juin 2008) était établi et il fallait agir. Chantal Jouanno, qui lui a succédé, ne dit pas autre chose : "Objectivement, on est défiguré dans les entrées de ville et on ne s’y habitue pas ", a-t-elle martelé lors de la réunion du Conseil national du paysage du 21 juillet 2009 à Paris. Agir donc. En faisant respecter la loi et en renforçant les sanctions contre les délinquants de l’environnement, qui la bafouent à grande échelle. En limitant ces multiples dérogations qui font que ce qui est interdit est finalement permis et que l’on peut faire pire au niveau local qu’au niveau national. Or, sur ce point également, Chantal Jouanno est formelle : "Le local doit être plus restrictif. " Des propos tenus le 6 juillet et confirmés le 21 juillet. Qu’a fait le sénateur Dupont de tout cela et de l’énorme travail réalisé par certains membres des ateliers "Publicité et entrées de ville ", réunis à trois reprises ? Un énorme rapport (et même plusieurs). Mais qui passe sous silence tout ce qui ne lui convenait pas ou, plutôt, ne convenait pas aux afficheurs. Et, la veille de la réunion du CNP, sans même en avoir averti les membres, le sénateur Dupont proposait au Sénat une mesure propre à assurer la quasi-impunité des grands afficheurs. Plus édifiant encore, il ne proposait aucune mesure susceptible de limiter les dérogations, mais en proposait une nouvelle. Et pas n’importe laquelle : une dérogation demandée par le premier afficheur français - condamné à plusieurs reprises par la justice -, afin de régulariser la situation qui prévaut actuellement aux abords des aéroports où les panneaux illégaux rapportent des millions d’euros à JC Decaux !

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