


Communiqué de presse de Paysages de France - 17 décembre 2007
Les afficheurs crient au loup. Pourtant, en l’absence de règlement, la publicité serait purement et simplement interdite dans de nombreux secteurs de la capitale !
Les jérémiades de l’UPE (syndicat de la profession qui regroupe notamment les trois principaux acteurs de l’affichage publicitaire en France*) sont d’autant plus déplacées :
Certes, en décidant notamment l’abandon du format 4X3, le maire de Paris a choisi de débarrasser la capitale de l’un des symboles majeurs de la pollution visuelle en matière de publicité dans notre pays.
Certes, en décidant également l’abandon à terme des publicités de grand format sur le domaine public, le maire de Paris a donné un autre signal important.
La réalité est pourtant toute simple : aujourd’hui la coupe est pleine et les Parisiens comme la majorité des Français ne supportent plus ces coups de poing atroces (Miche SERRES) dans leur environnement.
En décidant l’abandon des tristement célèbres 4X3, le maire de Paris démontre tout simplement qu’il est à l’écoute des citoyens.
A l’inverse, en s’obstinant à vouloir les imposer, l’UPE ne fait que ramer à contre courant. A ses risques et périls.
Face à ce combat d’arrière garde de l’UPE, il en est un autre qu’il est urgent de conduire pour l’avenir. C’est celui contre la présence de milliers de panneaux publicitaires motorisés, animés et éclairés dans le paysage parisien. Contre l’installation massive, sur le domaine public ( !), de systèmes polluants, "énergivores" et "accidentogènes", installation qui constitue en effet un contre-exemple de tout ce qu’une collectivité publique se doit de faire et de promouvoir aujourd’hui en matière de paysage et d’environnement. Non seulement le défilement associé à l’éclairage crée une perturbation supplémentaire majeure dans la perception du paysage puisque de tels dispositifs ont tendance plus encore à focaliser l’attention, mais un panneau motorisé consomme en moyenne plus d’électricité qu’un ménage français pour ses usages domestiques !
Paysages de France lance donc un appel aux élus de Paris pour que le vote, aujourd’hui, du projet actuel prépare une nouvelle étape qui, cette fois-ci, libère la capitale d’un système qui la met à mal.
Le développement durable est intrinsèque à la culture de JC Decaux. Chaque jour nous veillons à contribuer à l’embellissement des villes et à l’amélioration du cadre de vie des citoyens du monde.
Photo Paysages de France
*Avenir (groupe DECAUX). Assigné par Paysages de France le 24 juillet 2006, cet afficheur a été condamné le 20 juin 2007 par le tribunal d’instance de Neuilly-sur-Seine.
Clear Channel. Assigné par Paysages de France le 5 septembre 2003, cet afficheur a été condamné à deux reprises, le 20 octobre 2004 puis le 21 septembre 2005, par la cour d’appel de Rennes. Tout en participant au groupe de travail chargé d’élaborer le règlement de publicité de Paris, cet afficheur continuait à exploiter des publicités installées en violation du règlement en vigueur : ce n’est que sous la contrainte d’un arrêté de mise en demeure notifié par le maire de Paris le 22 mai 2007 que l’afficheur obtempérera et démontera 5 panneaux scellés au sol 4X3, implantés côte à côte dans le 12e arrondissement, panneaux qui avaient fait l’objet d’une démarche de Paysages de France début 2006.
CBS Outdoor. Assigné par Paysages de France le 23 novembre 2006 pour violation du code de l’environnement dans le parc naturel régional (PNR) Livradois-Forez et le 18 avril 2007 pour violation du code de l’environnement dans le PNR du Haut-Languedoc, cet afficheur vient d’être condamné deux fois, le 27 septembre 2007, par le tribunal d’instance de Vanves.
Paysages de France
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