Communiqué de presse de Paysages de France
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Recouvrement symbolique de panneaux publicitaires
pour dénoncer le scandale de l’affichage publicitaire en France
Lundi 4 juillet 2011 à 11 heures station de tram Victoire 2
à Saint-Jean-de-Védas (agglomération de Montpellier)
ENTRÉES DE VILLE « À LA FRANÇAISE »
La plupart des entrées de ville françaises sont défigurées par des bataillons de panneaux publicitaires et d’enseignes tapageuses.
Qui plus est, nombre de panneaux publicitaires et d’enseignes sont installés en violation du code de l’environnement !
LE SCANDALE DU « GRENELLE DE L’AFFICHAGE »
"Les gens de Decaux ont littéralement tenu [le] stylo pour écrire le décret. Dès qu’un truc ne leur plaisait pas, ils [le] faisaient réécrire" (Le Canard Enchaîné, 1er juin 2011)
MONTPELLIER : DES PANNEAUX PLEIN LES TROTTOIRS
Tandis que SAO PAULO démonte la totalité de ses panneaux publicitaires et que PARIS annonce la suppression des panneaux de grand format sur le domaine public, MONTPELLIER pollue et encombre l’espace public en installant d’énormes panneaux publicitaires sur les trottoirs !
Agir ainsi, c’est, de la part d’une mairie, donner un véritable contre-exemple de ce qu’il convient de faire en matière d’environnement. En effet, à tous points de vue, ces panneaux sont une véritable aberration environnementale : ils défigurent le paysage, gênent les riverains, sont des obstacles pour les passants, polluent le ciel nocturne et sont une source de gaspillage énergétique. De plus, destinés à solliciter l’attention par la lumière et le mouvement, ils sont à l’origine d’accidents de la circulation.
NOUVEL APPEL À LA MINISTRE DE L’ÉCOLOGIE ET AUX REPRÉSENTANTS DE LA NATION
Bien qu’elle ait dénoncé, en juin 2008, l’effet dévastateur de la prolifération des panneaux publicitaires sur le paysage et lancé en 2009 le « Grenelle de l’affichage », les pressions des afficheurs sont telles que la ministre de l’Écologie n’ose toujours pas s’attaquer à la racine du mal : les panneaux scellés au sol de grand format.
Paysages de France demande à la ministre de l’Écologie de sauver du naufrage le processus qu’elle a engagée et de s’attaquer enfin à la racine du mal qu’elle prétend combattre, en limitant la surface panneaux scellés au sol à 2 m2 maximum.
Paysages de France demande également aux élus de la nation d’empêcher que le paysage et donc le visage même de la France continuent à être défigurés à cause d’une réglementation dictée par les afficheurs (lire Le Canard enchaîné du 1er juin 2011).